Travail parlementaire

29/06/2015

Limites des investigations en cours à Doel 3 et Tihange 2 (QO 3041)

Différentes interpellations nous reviennent quant à la faible fiabilité des tests en cours en lien avec les fissures découvertes dans les cuves de Doel 3 et Tihange 2. 1. Quelle est la méthodologie utilisée pour garantir qu'une fissure plus proche de la paroi interne ne cache pas - ne fut-ce que partiellement - une autre fissure? 2. Quelle est la probabilité que la méthodologie mise en place permette de repérer toutes les fissures? 3. La méthodologie mise en place permet-elle de repérer les éventuelles fissures perpendiculaires ou partiellement perpendiculaire à la paroi? 4. a) Quel est le degré de précision des mesures réalisées? b) Confirmez-vous qu'il s'agit d'une précision de l'ordre de 2 mm? 5. La méthodologie mise en place pour tester la résistance de la structure semble regrouper les fissures d'une même région et puis considère que l'environnement autour de ce regroupement n'est pas touché par d'autres fissures. a) Comment la procédure numérique mise en place a-t-elle été validée? b) A-t-elle été validée sur une pièce ne détenant que deux fissures? c) Est-elle valide pour une pièce disposant de plus de 13.000 fissures?

 

L'AFCN (Agence fédérale de contrôle nucléaire) a exigé d'Electrabel la réalisation de la qualification de l'outil d'inspection MIS-B ayant permis la détection des défauts. Le but de cette qualification est de garantir que l'outil MIS-B est capable de détecter, positionner et dimensionner correctement les indications de défauts présentes dans les cuves de Doel 3 et Tihange 2. Cette qualification a été suivie en continu par AIB-Vinçotte. Pour que cette qualification soit acceptée par l'Autorité de sûreté, il faut qu'Electrabel y démontre que l'utilisation de l'outil garantit la détection de fissures même partiellement cachées par d'autres fissures. Pour valider cette qualification, Electrabel a mené des essais UT (contrôle par ultrason) et des essais destructifs sur des pièces affectées de défauts dus à l'hydrogène pour montrer que l'outil MIS-B détectait et dimensionnait de façon conservative tous les défauts présents. Après les essais UT, les blocs ont été détruits tranches par tranches afin de vérifier que tous les défauts présents étaient reportés de façon conservative par l'outil MIS-B. C'est-à-dire que les défauts réellement présents dans les blocs doivent être plus petits ou égaux que la dimension donnée par l'outil d'inspection UT. Après chaque enregistrement de l'outil MIS-B, on déplace la machine de 2 mm en azimutal ou en vertical. Le réseau d'analyse a donc un pas de 2 mm par 2 mm. La précision sur le dimensionnement à partir du signal enregistré est de l'ordre de 0,1 à 0,2 mm. La méthodologie de regroupement à laquelle vous faites allusion est toujours en cours d'évaluation par l'Autorité de sûreté.

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